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 Le début de la quête (LIBRE)

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Julia Pennyworth
MessageSujet: Le début de la quête (LIBRE) Mer 5 Avr - 16:29


Le début de la quête
Mon avion avait atterri au petit matin, en provenance de l'aéroport d'Heatrow. Le voyage avait été long et pénible, étant prise au milieu de deux voyageurs sentant la sueur et des relents d'alcool. Je leur avait lancé des regards acerbes durant la moitié du voyage avant de me renfrogner et d'enfoncer les écouteurs de mon baladeur sur mes oreilles. J'espérais que la musique allait déranger leur sommeil ! Non mais, une douche avant de prendre l'avion, ils ne connaissaient pas ? Bref, j'avais détesté mon vol et l'arrivée dans cette cité nommée Gotham n'arrangea rien à mon humeur. Heu ... c'était quoi cette ville de merde ? Habituée aux beautés de Paris et à la noblesse de Londres, aussi bien dire que Gotham me faisait l'office de sorte de "ville de détritus" pourris. Ça puait, les gens étaient bizarres, ils avaient tous l'air dingues ou de quoi du genre. Je ne pouvais croire que mon père vivait ici ! Je songeai même à tourner les talons pour rentrer illico en Angleterre tellement que je me disais que mon paternel devait être une espèce d'ivrogne sans abris ! Il y avait même des rats dans les rues. Des rats ! À peine arrivée, je voulais donc m'en aller. La seule chose qui me retint de reprendre l'avion était mon désir de vengeance. Je voulais trouver la personne qui avait assassinée ma mère. Je voulais venger sa mort. Si je me trouvais ici, c'était pour demander à celui qui était mon père de m'aider. Puis, j'étais un peu curieuse de le connaître tout de même. Curieuse et frustrée. Je voulais savoir pourquoi il nous avait lâchement abandonnée Maman et moi. Il devait être une espèce de navet pourri, un sale macho égocentrique pour qui baiser une "petite française" en temps de guerre était un amusement. Cet Alfred Pennyworth devait être un nase absolu. Je devais perdre mon temps à vouloir le voir et penser obtenir un semblant d'aide. Pourquoi j'étais ici ? Merde !

Je venais de mettre le pied dans une crotte de chien. Je pestai tous les jurons que je connaissais, me tenant debout sur un pied et sautillant pour tenter de retirer la substance brune de sous ma basket. Ils m'avaient coûté une fortune, ces baskets ! La main appuyée contre le mur, je me mit à "gratter" mon pied au sol pour retirer le plus possible de caca de chien tout en regardant les passants qui se bousculaient autour de moi. Ils avaient tous l'air ailleurs, préoccupés, perdus, pressés, drogués ... bref, pas des gens qu'il faisait bon voir. Parmi eux, quelques gens d'affaires qui se rendaient au travail. Par ou commencer pour trouver mon père ? Je n'avais aucune espèce d'idée de l'endroit ou il habitait. Dans les cas ou il habitait à quelque part, bien entendu. Tout ce que je savais de lui était qu'il était un ancien Marine, qu'il avait été, comme moi, agent secret Britannique (j'en avais ressenti une sorte de fierté de petite fille que j'avais vite relégué aux oubliettes), qu'il avait fait du théatre (du théatre, quelle plaie !!!) avant de quitter pour Gotham en Amérique. Depuis son départ, on avait comme perdu sa trace. Mais, il était ici, assurément. Parmi les gueux qui quêtaient peut-être ? Je ne voulais même pas y songer. Mais pourquoi ? Pourquoi, bon sang ? Et qui pouvait m'aider à le retrouver ? Je ne pouvais tout de même pas arrêter tous les passants pour leur demander ou encore hurler son nom ! Je soupirai, reposai mon pied souillé au sol et me mit en quête d'une cabine téléphonique digne de ce nom. Débutons ainsi. Il devait avoir le téléphone ! Un bottin allait m'aider. En tout les cas, espérons-le !
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MessageSujet: Re: Le début de la quête (LIBRE) Jeu 6 Avr - 18:04



Le début de la quête

Feat Julia Pennyworth


La ville de Gotham grouillait déjà  malgré l'heure précoce de cette matinée printanière. L'air était chaleureux bien qu'un poil trop poisseux pour moi. Une fine couche de nuages duveteux cachait le soleil, ce qui me permis de sortir sans trop me couvrir, échappant quelque peu aux cruels rayons solaires. Je respirais à grandes bouffées l'air frais du matin, marchant sans but réel dans les rues de la ville. Aujourd'hui, j'étais libre, pas de boulot, pas de traquas. J'avais pour unique mission de me détendre et du prendre du temps pour moi, ainsi avaient été les paroles de mon Maître. Il est vrai que ces derniers temps, le surmenage me guettait. Je travaillais souvent toute la nuit, et me levais aux aurores sans avoir vraiment pris le temps de me reposer. Le mois dernier, j'avais à plusieurs repris pété littéralement les plombs. Une pause s'imposait.
En me promenant ainsi dans les rues, je sentais glisser sur moi de nombreux regards perplexes et curieux, me dévisageant et m'épiant. Mon physique fantomatique étonnait toujours et bien qu'étant habituée à la curiosité mal placée de la plupart des gens, cela me rendais toujours un peu nerveuse. Pour les ignorer, je regardais ailleurs, tantôt les yeux baisser, regardant les pavés, tantôt le visage lever vers le ciel.
J'entrais dans un café et pris un Latte Macchiato bien sucrer à emporter. Je le sirotais, toujours en marchant, d'un air abstrait. En vérité, je réfléchissais au futur... Comment faire pour que mon Maître reprenne sa place de Roi de Gotham? Quel avenir pour Lui? Et si tout ne redevenait plus JAMAIS comme avant? Cela m'angoissait au plus haut point, et je sentis mon estomac se contracté légèrement. Ne pas penser à ça... Ne pas y penser... BOOM!
Mon corps venait de percuter de plein fouet un obstacle que je n'avais pas vu à temps et je fus projetée en arrière. Je vis mon Macchiato virevolté au loin, perdu à jamais dans les fins fonds des caniveaux de Gotham. Me rattrapant au dernier moment, je poussais un juron audacieux à la chose qui m'avait renverser. Cette chose était en vérité une jeune femme qui devait être à peine plus âgée que moi, éberluée. Je n'avais jamais vu son visage dans le quartier que je connaissais pourtant comme ma poche. Nouvelle? Sûrement. Perdue? Certainement.

"Vous ne pouvez pas faire attention où vous mettez les pieds? " lui demandais-je sèchement en toute mauvaise fois.

Je lui jetais un rapide coup d’œil. Sac de voyage, air perdu, même un peu dégouté. Une touriste? Peut-être. En tout cas, elle faisait tâche dans le décor de cité, comme un bouton disgracieux au milieu du visage. Je me raclais le fond de la gorge.

"Excusez mon impolitesse... J'étais juste un peu énervé sur le coup! Vous savez comment c'est... Vous cherchez quelque chose? fis-je d'un ton presque amical, Vous avez l'air quelque peu... Désorientez, je me trompe?"

Je lui adressai un sourire. Si je pouvais l'aider, je le ferai volontiers. Non pas que je sois serviable, mais peut-être qu'à l'avenir cette nouvelle venue pourra me servir à quelque chose... Sait on jamais!




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Dernière édition par Albane Corneille le Mar 11 Avr - 18:38, édité 1 fois
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Julia Pennyworth
MessageSujet: Re: Le début de la quête (LIBRE) Sam 8 Avr - 1:40


Le début de la quête Ft. Albane
Méfiez-vous des beaux jours. Le mal frappe aussi par les beaux jours. Peut-être est-ce le bien-être qui nous rend imprudents. Méfiez-vous des projets trop arrêtés. Votre regard se focalise sur eux, et c'est alors que, juste en dehors de votre champ de vision, il se produit quelque chose. Un événement qui fond sur vous quand vous ne vous y attendez pas, comme un agresseur dans une rue tranquille. Et ces conseils que l'on donnait aux gens comme de mauvais présages : ne conduisez ni voitures ni autres engins quand vous avez trop bu. N'enlevez pas le système isolant de la machine à repasser même si vous le trouvez encombrant, et ne laissez pas la gamine de quinze ans qui fait un stage d'une semaine s'en servir toute seule. Regardez à droite et à gauche avant de traverser la route.
Cependant, ce n'était pas si simple. Si l'on regarde à gauche, quelqu'un ou quelque chose peut vous attaquer sur la droite. Si l'on se retourne pour faire face à un danger possible, un second à tout le loisir de se glisser derrière vous. Il suffit de regarder dans la mauvaise direction.

Et, en ce moment, je regardais justement dans le mauvais sens.

Je fut percutée par quelque chose et manquai de trébucher contre la rampe du trottoir. Je me rattrapai immédiatement au mur crasseur sur ma gauche avant de me tourner vers la voix féminine qui m'apostrophait et m'accusait de tous les maux.

" Hey, c'est vous qui m'avez foncée dedans ! "répliquai-je d'un ton acerbe

Ce qui se trouvais devant moi était blanc. Je n'avais jamais vu une telle blancheur. C'était une jeune femme d'environ mon âge, au teint de neige et aux cheveux blanchâtre. Ses cils étaient presque transparents et ses yeux me fixaient tels deux glaciers. Cette femme faisait aussi froid dans le dos que son apparence hivernale voulait le laisser croire. Je regardai cette fille étrange, qui s'excusait maintenant de son impolitesse et qui me demandait presque gentiment si elle pouvait m'aider à quelque chose.
Moi, désorientée ? Du coup, je me redressai, relevai la tête et ajoutai d'un ton ferme :

" Désorientée ? Pas du tout "

Un peu perdue dans les étapes à suivre, peut-être, mais certes pas si désorientée, toujours. Puis, il était hors de question que je démontre un signe de "faiblesse" dans une ville qui m'apparaissait peu accueillante.
Toutefois, je n'allais pas laisser passer une infime chance de m'informer.
j'avais appris que nous ne savions jamais qui le destin mettais sur notre route. Il y avait d'infimes possibilités que cette fille connaisse mon père,
surtout dans une ville aussi grande, mais qui ne risquait rien n'avait rien.

" Je suis à la recherche d'un homme nommé Alfred Pennyworth. Pourriez-vous m'indiquer une cabine téléphonique que je puisse chercher son numéro dans un bottin, je vous prie ? "

Je ramenai ma valise vers moi et attendit patiemment une réponse,
fixant la jeune femme d'un air circonspect.
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MessageSujet: Re: Le début de la quête (LIBRE) Mar 11 Avr - 19:11



Le début de la quête

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Cette journée qui avait commencé si tranquillement et sans le moindre encombre venait soudain de prendre une tournure des plus... étonnantes! Une jeune fille au léger accent français dont je ne connaissais même pas le nom et qui n'avait vraisemblablement jamais mit les pieds à Gotham venait de m'annoncer comme une fleure qu'elle était à la recherche d'un homme qui ne m'était pas inconnu, loin de là. Cet homme se prénommait Alfred Pennyworth et était majordome de la famille Wayne qui ne se composait aujourd'hui plus que du fils unique  de Thomas et Martha Wayne. Je l'avais connu de part le biais de messages que je livrais pour mon Maître. Alfred s'était toujours montrer respectueux envers moi, m'offrait quelque fois le thé, écoutant souvent mes petits potins. Il lui arrivait même de me conseiller, parfois part inadvertance. Au fil de nos rencontre, je m'étais prise d'affection envers le majordome, bien que je sache que nous ne faisions pas parti du même "monde". Il était tout à fait possible qu'il passe du jour au lendemain d'ami à ennemi, c'était les risques du métier... Mais cela n'était toujours pas arrivé. Par ce fait, je ne pardonnerai pas celui qui lui ferai du mal. Et qu'est-ce qui pouvait m'assurer que cette nouvelle venue ne lui voulait pas de mal? Rien, absolument rien. Je devais donc découvrir ses intentions à l'égard d'Alfred avant tout, décrypter ses pensés, interpréter ses agissements. Je la fixai de mes yeux pâles, ne laissant rien paraître sur mon visage qui pourrait trahir le fait que le nom de cet homme m'était familier. Je lui adressai un sourire en coin.

"Un bottin? Je crains que vous ne puissiez trouver de bottin dans les cabines téléphoniques de Gotham, vous savez. Cette ville est comment dire... Un peu dépravée. Ça serait déjà une chance de trouver un téléphone utilisable."

Tout en parlant, je continuai à l'observer de mon regard de glace, cherchant en elle la moindre agressivité. Elle paraissait perdue et un poil anxieuse, malgré ce qu'elle avait bien voulu faire croire. Elle portait sur elle une carapace très solide la protégeant de l'extérieur, mais derrière son masque qui ne montrait que de la sûreté, elle cachait des sentiments plus troublés. Quoi qu'il en soit, je ne décelai en elle aucune envie funeste. Elle ne possédait dans son regard ni la flamme glacé de la malveillance, ni la froide pulsion du meurtre.

"Je ne voudrais pas paraître impolie, mais pourquoi cherchez vous cet individu? Il doit-être d'une grande importance pour vous si vous n'avez fait tout ce chemin rien que pour lui! Votre accent, bien qu'il soit très léger,me laisse à penser que vous venez d'Europe... Cela fait une sacrée trotte depuis là bas, n'est-ce pas?"

D'un geste de la main, je l'invitai à me suivre. Je pris la direction d'un endroit moins passant où nous pourrions tranquillement discuter sans risquer de nous faire marcher sur les pieds par une foule de bureaucrates en retard. Je m'arrêtai après quelque minute, me retournant vers la jeune femme.

"Imaginons que je puisse vous aider à retrouver cet Alfred, ce qui n'est qu'une hypothèse, bien sûr. Imaginons même qu'il soit possible, par le plus grand des hasards, que je connaisse cet homme et que je puisse vous amener à lui en vous épargnant de longues, ennuyeuses et peut-être même dangereuses recherches. Vous imaginez bien? C'est bon? Alors je vous pose une question: que seriez-vous prêtes à faire pour le retrouver? Dans l'hypothèse que je vous ai exposé, que seriez-vous prêtes à me donner en échange de mon service?"

Je m'humectai les lèvres et sorti de la poche de mon élégant manteau couleur de jais une petite montre à gousset. J'avais glisser mon grain de sel, à elle de prendre la bonne décision. Si elle décidai de refuser mon aide, je la suivrai tout de même, au cas où ces intentions réelle m'aient finalement échappé.

"Oh! J'oubliais! Je m'appelle Albane, Albane Corneille. Je ne crois pas avoir entendu votre nom, ma chère."

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Julia Pennyworth
MessageSujet: Re: Le début de la quête (LIBRE) Sam 15 Avr - 16:14


Le début de la quête Ft. Albane
Mon regard calme et calculateur était posé sur la jeune femme qui se trouvais devant moi alors que les bruits ambiants provenant de la ville nous entouraient toutes deux dans une sorte de linceul cacophonique. Le bruit des moteurs, les klaxons, le murmure des voix perdues et éparses, le son de la fumée qui s'échappait des conduites du métro souterrain, tous ces bruits vagues se mêlaient à une odeur rance de ville en perdition. Une ville qui avait perdue son âme depuis longtemps, me semblait-il. L'étrange fille devant moi me regardait sensiblement du même air, visiblement nous étions toutes deux en train de nous "jauger" pour déterminer ou nous pouvions établir un semblant de confiance. Le simili silence entre nous dura quelques instants avant qu'il ne fut brisé par la blanche demoiselle. Apparemment, il me serait impossible de trouver un bottin dans Gotham. Une mince grimace marqua mes lèvres avant que je ne réplique avec un soupçon de sarcasme :

" Dépravée, oui. Je vois ça "

Mon regard s'était aventuré autour de moi, se posant sur la dépravation de la ville. Ici et là, des itinérants aux airs peu commodes, d'autres individus qui avaient visiblement l'air de pickpocket et d'autres d'assassins ou de violeurs en puissance. Un de ces derniers venaient de me lancer un air passablement salace, d'ailleurs, air que j'ignorai avec une royale condescendance. Ces machos finis ne m'impressionnaient guère. De toute manière, il n'avait pas intérêt à tenter quelque chose s'il voulait garder sa masculinité intacte. Je reportai ensuite mon attention sur la jeune personne qui m'avait foncée dessus. Mon accent l'avait marquée et elle se questionnait sur l'importance qu'avait Alfred Pennyworth pour moi. Hey bien, hors de question que je lui serve la vérité. Pas avant que le principal concerné ne soit au courant. Question de principes. Je lui adressai donc un demi-sourire qui se voulait "gêné" avant que je ne réponde :

" Effectivement, je suis Française. Vous avez l'oreille "

Je tirai ma valise à moi pour laisser passer une dame aux cheveux hisurtes qui se parlait à elle-même puis j'ajoutai d'un ton à la fois détaché et professionnel :

" Je représente les intérêts de la famille Pennyworth. Je dois absolument rencontrer monsieur Pennyworth pour une affaire urgente concernant sa famille demeurée en Angleterre. Toutefois, la amille à perdue sa trace et je suis mandatée pour le retrouver. "

C'était la vérité, en quelque sorte. Une vérité qui ne dévoilait ni mon identité ni la véritable raison de ma présence à Gotham. Je n'étais qu'une vulgaire employée de l'état venue annoncer l'obtention d'un héritage, peut-être. Rien de plus.

Un pigeon s'approcha de nous en roucoulant et il repris son envol lorsque je suivi la blanche dame un peu plus loin. Elle m'avait fait signe de la suivre et, après une légère hésitation, je l'avais ait, mon avant bras discrètement posé contre mon colt qui se trouvais dans la poche de mon manteau. À la moindre menace, je m'en servirais. Je ne connaissait pas cette fille, qui me semblait aussi étrange que cette foutue ville mais elle était peut-être celle qui pouvait me donner des renseignements sur mon père. Je n'allais pas perdre cette chance.

Nous nous arrêtâmes un peu plus loin, dans une sorte de petite ruelle puante dans laquelle traînais des détritus divers mais passablement déserte. À tout le moins, nous étions plus à même de discuter sans être entendue sans être totalement à l'écart des autres. Mentalement, je me préparai au combat. On ne savait jamais. Je fixai la fille fantômatique des yeux alors qu'elle me servait un discours qui, pour moi, indiquait clairement qu'elle connaissait l'endroit ou se trouvais mon père et qui, ma foi, faisait office de chantage. Qu'est-ce que j'étais prête à lui donner en échange de ses renseignements ? Du chantage, c'était bien ce dont il s'agissait.

" Hey bien, mademoiselle ... Corneille " répondit-je en la regardant des pieds à la tête

" Vous ne me semblez pas être une pauvre fille démunie. Vos habits sont coûteux, votre parfum tout autant, votre apparence est propre, digne et fort au dessus de ces gens qui semblaient avoir un malin plaisir à parcourir les fonds de ruelles. Vous me semblez bien portante, alors ... pourquoi vouloir soutirer quelque chose en échange d'un simple service à rendre à un homme qui, ma foi, vous avez l'air d'apprécier en désirant le protéger par votre discours remplis de sous-entendus ?"


Je fit un sourire à cette Albane Corneille avant de lui répondre simplement :

" Je suis Julia Remarque. Votre aide me serait d'un grand secours mais je saurai me débrouiller seule pour retrouver Monsieur Pennyworth. Vous savez, j'ai l'habitude de trouver les gens, c'est mon travail. Cela me demandera plus de temps mais je parviendrai à remettre des nouvelles de sa amille à Monsieur Pennyworth. Vous savez, il est d'une extrême importance qu'il soit au courant de certaines choses, confidentielles évidemment, mais il serait très peiné de ne pas être mis au courant avant qu'il ne soit trop tard. "

Si cette fille avait mon père en estime, comme je le présentais, peut-être qu'elle allait passer outre ses petites demandes à la noix.
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MessageSujet: Re: Le début de la quête (LIBRE) Lun 24 Avr - 16:55



Le début de la quête

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Décidemment, cette Julia était dotée d'un courage certain. La frontière entre courage et inconscience était plutôt mince... Elle devrait faire part d'une plus grande mesure dans ses propos, et ceux pour sa propre sécurité. Une faveur contre une faveur, c'est comme cela que marchaient les affaires à Gotham, une combine vieille comme le monde qui fonctionnait et fonctionnerai encore pendant longtemps. J'étais sur le point de m'énerver mais je n'en fis rien, décidant de rester calme pour le moment. Si elle était là pour Alfred, je me devais de ne pas m'emporter. D'après ses dire, elle serait une sorte de détective employé par la famille Pennyworth afin de retrouver ce cher majordome. Cela m'avait fortement étonné, car jamais je n'avais entendu Alfred parler de sa famille. Il était même très mystérieux et réservé sur ce sujet-là. Je la jaugeais encore un peu du regard et croisais les bras, finalement décidée à l'escorter auprès de lui. J'avais écarté chez elle tout soupçon, n'ayant put observer que de la sincérité dans ses paroles, même si cette histoire de famille perdue au fin fond de l'Angleterre ne sonnait pas très juste. Disons que du moins, je n'avais pressenti aucune mauvaise intention de sa part vis-à-vis de notre... Ami commun.

"Et bien, ma chère, on peut dire que vous avez du cran. Cela me plait assez! Vous avez raison, pourquoi vous soutirer quelque chose, après tout, c'est normal de se rendre service entre personne civilisé, n'est-ce pas?"

Mes paroles étaient tintées d'une légère ironie, cependant assez perceptible pour que la jeune femme puisse la décrypter. Je n'aimais pas vraiment que l'on se joue ainsi de moi, je le lui faisais comprendre tout en restant politiquement correcte.

"Comme vous l'avez déjà remarquer, je connais votre homme. Je ne sais si je le connais bien ou peu, mais je sais certaine chose. Bien qu'il ne m’ait jamais parlé de sa... Famille, je suis disposée à vous amener à lui. La famille c'est la famille, je ne peux empêcher Monsieur Pennyworth de la retrouver, cela serait criminel de ma part"

Je humais l'air avant de proposer à Julia une pastille à la mente. J'en prie une moi-même et je me laissais envahir par ce goût glacial, avant de reprendre la parole:

"Il nous faut prendre la direction du Nord, vers Uptown. Oh n'ayez craintes, il n'habite pas dans ce quartier peu recommandable. En vérité il ne se trouve pas à Gotham même, mais un peu à côté. Il est au service de la famille Wayne, ou plutôt de ce qu'il en reste, et leur domaine est à quelques petits kilomètres. Nous y serons en début d'après-midi si nous marchons tranquillement."


Sans attendre sa réponse, je commençais à marcher vers Nord, direction le domaine Wayne. Finalement, je n'aurais pas vraiment eu de journée salutaire tant attendu, mais qui sait, peut-être cette escorte m'apprendra-t-elle des choses sur ce cher Alfred et qui sait, peut-être aurait-elle même une chance de pouvoir soumettre une faveur à ce dernier en échange de lui avoir ramené cette jeune femme porteuse de nouvelles de sa famille disparue. Si famille vraiment il y avait.



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Julia Pennyworth
MessageSujet: Re: Le début de la quête (LIBRE) Lun 24 Avr - 18:02


Le début de la quête Ft. Albane
Visiblement la dite Albane Corneille était insultée par mon refus de lui donner quoique ce soit en retour de ce qu'elle savait ... ou non. Le ton de sa voix, ironique malgré son message de compréhension, me tira un demi sourire forcé semblant dire "ouais, c'est ça, me prends pas pour une connasse !" Lui donner quoi, de l'argent ? Et après, elle se serait enfuit avec mes économies ? Je n'aurais pas été plus avancée. Elle voulait de l'argent ou des trucs, qu'elle collabore. On verrait ensuite. Je la gratifiai d'un air légèrement las. J'en avait vu d'autres des supposés "témoins" ou personnages enclins à offrir des renseignements qui s'avéraient faux. Inutile de tout lui donner immédiatement. Je gardai le silence, observant cette étrange fille que je sentais encline à m'aider et à la fois de me faire vivre un sale quart d'heure. Cette ville était un asile à l'air libre. Ça se sentais. J'avais hâte de retourner à Londres. Ici, c'était trop affreux et remplis de perversité. Bref. Ma compagne du moment y alla de confidence sur le fait qu'elle connaissait mon père, mais qu'il ne lui avait jamais parlé de sa famille. Je retins un sourire narquois, prit une profonde inspiration et lui lançai :

" Je vous remercie de votre aide, Miss Corneille. Sachez que la famille Pennyworth m'a mandaté pour remettre une récompense intéressante à quiconque me viens en aide. Il est très important que je puisse discuter avec Monsieur Pennyworth et vous recevrez récompense en temps et lieux. Pour le moment, je dois m'assurer du bien fondé de vos informations "

La dame blanche prit un paquet de pastille à la menthe avant de m'en offrir une que je déclinai d'un geste de la main. Voir si j'allais accepter de prendre quoique ce soit d'une personne inconnue, surtout, dans cette ville. À coup sûr, ces pastilles étaient empoisonnées. Je la regardai engloutir une des pastilles dans sa propre bouche avant qu'elle ne m'indique la direction à prendre. Le Nord,
Uptown. Il ... quoi ? Au service de la famille Wayne ? Comment ça au service ? Et comment ça "nous" y serons ??? Elle voulait venir avec moi ? Ho non, non, non ! Pas question ! Qu'elle me donne l'adresse ou j'allais bien me débrouiller. J'allais ouvrir la bouche pour lui dire qu'il était absolument pas nécessaire qu'elle m'accompagne, mais elle était déjà résolument en route. Mais pour qui se prenait cette fille ? Pour le garde du corps de mon père ? Merde ! J'attrapai ma valise et lui emboitai le pas. Je n'avais guère le choix.

" Vous dites que Monsieur Pennyworth est au service de cette famille Wayne. Il y est depuis combien de temps ? " dit-je d'un ton détaché

Il était quoi ? Jardinier ? Nounou ? Chauffeur ? Non, garde du corps, plus probablement. Un ancien Marine, ancien agent secret au service de la Reine, il ne pouvait qu'être garde du corps. Je réajustai mon manteau avant d'ajouter :

" Vous n'êtes en rien dans l'obligation de m'accompagner. Je peux me débrouiller avec l'adresse "

Elle avait peut-être peur que je me fasse ruer de coups par un des dingues de la ville ? Comme ce type là, aux yeux de travers qui roulaient tout seuls et qui nous regardait passer en marmonnant.
Je lui décochai un regard torve avant de passer mon chemin. Décidément.

" Pourquoi il y a autant de gens étranges dans les rues ? La police ne fait-elle rien pour les arrêter ? "

Piiiioouuuu ! Les gens pourraient se tirer dessus sans que qui que ce soit n'interviennes !
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MessageSujet: Re: Le début de la quête (LIBRE) Lun 8 Mai - 1:05



Le début de la quête

Feat Julia Pennyworth


Un léger sourire étira mes lèvres lorsque je sentis le désarrois de cette Julia. Elle ne pensait tout de même pas que j'allais la laisser aller au manoir sans moi! Déjà, cela était très dangereux pour une nouvelle venue et  j'aurais été profondément ennuyé qu'Alfred ne reçoive pas le prétendu message de famille qu'elle devait lui donner. De plus, je voulais savoir le fin mot de cette histoire. Alors oui, je comptais bien l'escorter jusqu'à destination. Et puis il fallait dire que je ne me lassais pas de voir son regard se transformer de surprise en surprise lorsque je lui en révélais toujours un peu plus sur le majordome. D'ailleurs, Julia souleva une question dont j'ignorais la réponse à propos de celui-ci. J'avais toujours connu Alfred comme le majordome de la famille Wayne et ça s’arrêtait là. Je savais qu'il avait été dans l'armée anglaise pendant un temps, ou quelque chose comme ça. J'haussais les épaules.

"Je n'ai pas de réponses concrètes à vous donner... Je sais seulement qu'il ne l'a pas toujours été, qu'il a fait l'armée mais à vrai dire je ne l'ai jamais questionné quant au nombre d'année qu'il a passé au service des Wayne."

Nous marchâmes encore un peu, puis la jeune femme tenta poliment de me faire comprendre qu'elle ne voulait pas que je l'accompagne. Je poussais un petit rire mais ne lui répondit pas. Elle n'avait qu'à observer autour d'elle. Les habitants d'ici étaient pratiquement tous des dingues, des toxico ou des criminels en puissance. Si je la laissai seule un instant, qui sait ce qu'il pouvait lui arriver? Surtout que le chemin qu'elle devait emprunter passait par le quartier le plus mal famé de Gotham. Moi, j'y étais à peu près en sûreté. Je connaissais la ville, les gens. Ma réputation n'y était plus à faire. Julia s'étonna de cette ambiance étrange et commençai peut-être à comprendre pourquoi je ne voulais la laisser aller seule. Elle semblait quelque peu mal à l'aise face à tant de bizarrerie. Réaction humaine tout à fait normale, à vrai dire. Je réfléchis un moment avant de lui répondre, d'un air détaché.

"Je n'ai jamais quitté Gotham, vous savez? Alors pour moi, ces "gens étranges" font partie intégrante du paysage. Mais pour mieux vous expliquer, je dirais que cette ville n'est pas étrange, mais spéciale... Comme hors du temps, hors de la "normalité" écrasante des autres métropoles. À Gotham, tout peut arriver. Si vous faites un peu de tourisme, vous apprendrez peut-être que cette ville à le taux le plus élevé de criminalité des États-Unis. Blackgate et l'asile d'Arkham sont de vrais gruyères, et on en sort plus qu'on en rentre. La mafia est au pouvoir, les criminels font la loi et la mort de la famille Wayne n'a rien arrangé... Et puis pour ce qui est de la police, plus de la moitié est corrompue, ferme les yeux ou baigne dans le crime. J'ai plus ou moins grandi dans les rues, et si je devais me méfier de la plupart des gens, je savais que ceux que je devais absolument éviter, c'était les poulets. Vous savez, quand les pauvres s'entretue, tout le monde s'en fiche, c'est  quand ce sont des riches qui meurs que ça préoccupe. J'ai vu plusieurs fois des flics tabasser de pauvres gosses, comme ça, pour s'amuser. C'est comme ça ici, je dirais que ça fait le charme de la ville!"

J'aimais ma ville, même si la vie n'y avait jamais été tendre. J'aimais ses ruelles, ses vieux bistrots et ses nightclubs. À Gotham, on pouvait vraiment être qui on était, qui on voulait. On pouvait tuer librement, on pouvait s'enrichir facilement...



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Julia Pennyworth
MessageSujet: Re: Le début de la quête (LIBRE) Mar 6 Juin - 14:29


Le début de la quête Ft. Albane
Une merde sous une chaussure. Voilà ce qu'était Albane ! Elle nous collait dessus et on n'arrivait pas à s'en débarrasser par la suite ! Même si on raclait longtemps notre semelle sur le trottoir. Je sentais bien que cette fille aussi blanche que la colombe qu'elle n'était certainement pas allait être difficile à semer. Parce que c'était bien ce que j'avais l'intention de faire, la semer dès que j'en saurais un peu plus sur les lieux ou habitaient mon père. C'était une étrangère et il était hors de question qu'elle vienne foutre son nez dans les affaires de famille que je m'apprêtais à remuer. On ne savait jamais et si mon père me fermait la porte au nez ? Je n'avais pas envie d'être humiliée devant une inconnue. Devant personne d'ailleurs.

Le regard droit devant moi, j'écoutais ce que me racontais mon accompagnatrice de mon père. Je savais déjà qu'il avait fait l'armée. Un Marine Britannique, un fier agent secret de la Reine, je savais tout ça. C'était après que ça se corsait. Il avait "disparu" de la circulation, si on voulait. Et, à voir cette ville, je ne me posais plus de questions sur le pourquoi. Quand on se trouvais ici, on disparaissait nécessairement. Au sens réel ou au figuré, mais on s'effaçait. Pourquoi mon père avait-il voulu disparaître ainsi ? Qu'avait-il fuit ? Sa douleur ? Ou moi ? Les deux ? Je laissai biffurquer mon regard vers Albane, qui me parlait maintenant de Gotham. Elle en parlait avec un mélange d'affection, d'attachement mais aussi de crainte. Ainsi, donc, tout ici n'était que dépravation. La mafia contrôlais tout, les fous s'échappaient de l'asile comme d'un moulin à vent et la police était plus corrompu que les criminels. Charmant. C'était Kaboul en Amérique mais en pire. Encore une fois, la même question effleura mon esprit : pourquoi ? Pourquoi venir vivre ici ? Pour expier quelle faute ? Et, surtout, pourquoi est-ce que le FBI ne venait pas remettre de l'ordre ? Le gouvernement ne faisait rien dans ce pays ? Il me semblait qu'ils auraient dut envoyer l'armée, quelque chose. Un pays ne pouvais pas laisser aller la déchéance ainsi. Pas dans un pays civilisé en tout les cas. Nous n'étions pas en Corée du Nord !

" Oui ... les plus démunis sont toujours ceux qui paient le tribu pour les autres. Mais, le gouvernement des États-Unis pourrait intervenir, non ? J'ai eu a ... "

Je m'interrompis le temps de réfléchir un peu à mes paroles. Je ne voulais pas trop en dire me concernant. Je fit mine de m'être interrompu pour enjamber la jambe d'un itinérant étendu là sur le sol, faisant contourner ma valise autour de la loque que représentait son corps flasque. Je poursuivi ensuite :

" ... intervenir dans plusieurs pays ou, comme ici, divers groupes criminalisés avaient prit le pas sur la population. Parfois c'était les gouvernements qui demandaient l'aide de l'armée, parfois c'était l'ONU. Mais, dans tous les cas, si des enfants et des citoyens innocents font les frais d'individus qui les exploitent, un gouvernement se doit d'agir. Le FBI, je sais pas ... si des enfants comme vous l'avez été se font rudoyer par des policiers, on ne peut pas laisser faire ça !"

C'était mon sens de la justice qui parlait. Celui qui m'avait poussé à devenir agent secret pour venir en aide à la veuve et l'orphelin, pour tenter d'enrayer la violence dans le monde -- même si l'utilisation de cette violence était nécessaire pour y arriver -- pour mettre un peu de baume au coeur des plus démunies, pour éviter des attentats et autres catastrophes ...

" Et, il faut venir en aide aux criminels. Leurs agissements démontrent un vide, un manque, une souffrance ... il importe de voir en eux des êtres humains et de tenter une réinsertion positive. On ne peut pas laisser des gens chuter comme ça ... que fait votre Président, il joue au croquet ? "

Il attendait quoi pour décréter l'état d'urgence ?! Merde ! Mais pourquoi mon père était venu se foutre dans un merdier pareil ?

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Le début de la quête (LIBRE)

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