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 Les Serpents de Falaise Rouge [Chinatown]

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Rhody Wang
MessageSujet: Les Serpents de Falaise Rouge [Chinatown] Mar 20 Juin - 1:41

Chinatown est le genre de quartier qui est une ville dans une ville, avec ses propres lois, sa propre hiérarchie et son propre fonctionnement, totalement extérieur à ce qu'il se passe en-dehors; ce pourquoi les autorités ne font pas long feu dans le coin et préfèrent esquiver l'endroit. A dire vrai, c'est le terrain privilégié des Triades et d'autres familles mafieuses asiatiques, même si celles-ci ne peuvent vraiment tenir face aux chinois qui ont la mainmise de base sur le quartier; ils étaient là avant eux après tout. Alors il faut redoubler d'ingéniosité et de ruse. Chinatown, le quartier où tout asiatique est pas trop mal perçu, à moins d'être un japonais; le mieux c'est d'être chinois ou d'y ressembler. Une autre ethnie est si facilement repérable, à l'exception de rares figures acceptées, parfois à contre-coeur. Cependant, là n'est pas le sujet d'aujourd'hui.

Nous sommes quelques jours après la mort du tueur de la petite Rosie. Tante Rhody avait obtenu vengeance pour elle et avait fait la rencontre d'un bien étrange fossoyeur mais auparavant, elle avait surtout connu un drôle de journaliste; charmant mais naïf.
Il arrivait que la baby-sitter se rende fréquemment à Chinatown, souvent pour voir les mêmes personnes et pour faire ses courses. Ce soir c'était surtout pour régler un problème épineux et elle avait rendez-vous avec le meilleur conseiller qui soit lorsque son grand-père n'était pas joignable.

Il était vingt-deux heures lorsqu'elle arriva dans le quartier déjà animé; peu importe l'heure de la journée, ce quartier était toujours éveillé. Elle sourit, ce qui était bien rare pour elle. Avec sa longue tunique rose pâle et son pantalon blanc, elle passait inaperçue au milieu des autres passants. Elle n'avait pas mis de talons, ce n'était pas une bonne idée dans ce quartier. Ses longs cheveux étaient retenus en un chignon parfait, avec des aiguilles faites pour cela; il n'y avait qu'à les retirer pour laisser choir la cascade de jais sur ses épaules. La jeune femme acheta des pattes de poulet épicées et frites à un marchand ambulant dont le visage était caché par son grand chapeau à larges bords et une moustiquaire faite à partir de tissus blancs depuis lesquels il ne pouvait voir qu'à travers de petites fentes; il prit l'argent qu'elle lui tendait, lui octroya quelques conseils comme il savait le faire et s'en alla. Tante Rhody n'était même pas étonné par cet énergumène; ce marchand ambulant était un cas dans ce quartier mais il ne faisait de mal à personne.

****

Falaise Rouge était un casino dont le nom faisait référence à un illustre endroit de Chine où une illustre bataille avait eu lieu, mais également à la façade rouge. Ce n'était pas le casino le plus luxueux mais il appartenait aux Triades et on pouvait y blanchir son argent; bien sûr tout le monde ne le savait pas forcément ou certains n'avaient pas le choix, mais au moins une majorité des gens s'y rendant le savait. Que de cibles faciles pour un hacker n'est-ce pas ? Pour n'importe lequel en fait. Le tout était de s'en sortir vivant avec les données prises sur le bon serveur. Entrer était assez simple, se faire prendre et se faire tuer aussi. Fort heureusement, les agents de sécurité de ce casino n'étaient que des agents de sécurité; pas les vrais liquidateurs des Triades, pas les vrais tueurs à gages dangereux que l'on ne dérangeait que si urgence il y avait. Pour le petit furet qui s'était faufilé à Falaise Rouge, fuir avait été aisé - ou alors il avait été chanceux. Et talentueux, il faut tout de même le dire. Malheureusement, il ne venait pas du coin; ce qui se voyait bien à sa face et surtout à sa capacité à ne pas s'orienter tout à fait correctement dans le quartier. C'est un peu problématique jeune homme ! Surtout lorsque celui-ci se fit rattraper par des agents de sécurité. Mais pas que.

****

Tante Rhody s'arrêta devant la ruelle où habitait le meilleur ami de son grand-père. Ce dernier avait placé sa boutique dans une ruelle constamment dans l'ombre presque à l'abri des regards. Ce n'était pas un bon choix stratégique de commerçant; mais elle n'avait pas cherché à comprendre cet homme. Cela ne la regardait pas.
D'un regard en biais, elle vit soudainement la rue se vider ou du moins les gens s'écartaient sur le passage d'une femme et d'un homme, précédés d'agents de sécurité. Tante Rhody regarda de l'autre côté et elle vit un jeune homme blanc se faire arrêter par l'arrivée de l'autre côté d'autres agents de sécurité du casino Falaise Rouge. Il fallait dire que ces agents de sécurité étaient voyants: ils avaient un serpent tatoué sur leur corps. Lorsqu'on en avait plusieurs, c'était qu'on n'était pas qu'un simple membre de la famille et qu'on était bien plus haut placé.


-Tiens, tiens, Wang Xiuying vient rendre une petite visite à ses compatriotes. Va chez ton ami et dégage de notre chemin ! invectiva la femme.

Ladite Wang Xiuying - Tante Rhody - détailla la femme et l'homme.


-Lune d'Ambre et Tigre au Visage de Jade. Cela faisait longtemps. Toujours à manger des souris au casino ?

Lune d'Ambre était une jeune femme d'une trentaine d'année mais qui en paraissait bien dix de moins. Elle était d'une taille moyenne pour une chinoise et elle était vêtue d'une certaine nuance de violet, ce qui signifiait la mort en Asie ou tout du moins était de mauvais augure. Son chignon n'était pas très bien fait et elle avait des serpents tatoués sur ses bras et sur sa poitrine, les tatouages remontant jusque dans son cou, son dos et même une partie de son visage. Elle aurait pu être belle si une méchante balafre ne défigurait pas l'entièreté de son visage, en diagonale, commençant de sa joue gauche pour aller jusqu'au coin de l'œil droit, en passant par le nez et l'obligeant à fermer pour toujours son œil pour ne pas montrer qu'il était mort. Elle était demeurée au service des Triades parce qu'elle maniait aussi bien les armes à feu que le sabre et pouvait se montrer fourbe pour empoisonner des adversaires.
Tigre au Visage de Jade était un homme d'un âge incertain qui ne ressemblait pas à un tueur. Il souriait tout le temps et semblait être un bon vivant. Il portait un costume blanc et impeccable. S'il avait bel et bien des serpents tatoués sur son corps, cela n'était pas visible; car il les portait sur son torse et son dos seulement. Il ne semblait pas armé. Jusqu'à ce qu'il sorte un couteau de sa poche.

Apparemment, les deux tueurs avaient un contentieux avec la jeune femme et le jeune étranger.


-Ce soir, il y aura deux morts, annonça sournoisement Tigre au Visage de Jade.

La baby-sitter se retourna vers l'étranger et le détailla également. Il avait l'air d'un gamin. Son sang ne fit qu'un tour. Elle se rapprocha de lui en souriant.


-Peux-tu me tenir ceci s'il te plaît ? N'hésite pas à te servir si tu as faim. Fais attention, c'est peut-être un peu épicé pour toi. dit-elle en lui tendant le cornet de pattes de poulet; là où certains peuvent avoir plutôt l'habitude des cornets blancs contenant des churros ou des frites.

Lorsque celui-ci eut prit le cornet entre ses mains, la jeune femme se retourna vers Lune d'Ambre et défit son chignon parfait pour prendre les aiguilles dans ses cheveux, tout en s'avançant vers elle.


-Tu n'as toujours pas compris la leçon depuis la dernière fois ? La balafre ne t'a pas suffi ?

Lune d'Ambre fit signe à ses hommes que c'était entre Tante Rhody et elle. Les deux femmes étaient en garde, prêtes à en découdre. Pendant ce temps, Tigre au Visage de Jade se dirigea vers le jeune étranger avec son couteau tandis que les agents de sécurité sortaient leurs armes à feu. Il y avait très exactement, en plus des deux tueurs, huit agents de sécurité dont cinq barraient la route au jeune homme. Oh pardon, seulement trois. Deux venant de se faire descendre au sabre par un homme.

-Je ne sais pas ce que tu as fait aux Serpents de Falaise Rouge, gamin, mais tu aurais pu éviter de te faire prendre.

L'homme était mince aux cheveux poivre et sel. Il semblait être le genre d'homme que personne n'imagine pouvoir porter une arme et se battre. Pourtant, c'était ce qu'il venait de faire. Il venait aussi de tuer deux agents de sécurité, dans le dos, sans une once de remords. Et accessoirement de sauver un étranger; ce qui n'était pas commun dans ce quartier. On pouvait sauver un chinois, c'était normal. On pouvait éventuellement sauver un asiatique s'il était utile, mais surtout pas un japonais ! Mais alors quelqu'un d'autre !
Adossée contre le mur et visant Tigre au Visage de Jade, une jeune femme vêtue d'une simple nuisette rouge, ne portant qu'une veste de soie sur ses épaules et ses pieds à l'abri de la saleté grâce à des ballerines blanches, regardait chacun des agents de sécurité en souriant.


-Ne m'obligez pas à tirer s'il vous plaît.

De par sa voix, elle ne devait pas être plus âgée que l'étranger; peut-être pouvait-elle avoir deux ans de plus que lui à peine. Si jeune mais son regard montrait qu'elle avait déjà trop vécu.

Du côté des deux autres femmes, Tante Rhody menait la danse malgré une blessure au bras. Elle avait encore ses jambes pour bouger.

Les autres agents de sécurité durent ranger leurs armes et reculer. Face à l'homme au sabre, Tigre au Visage de Jade pâlit et recula. Au moins trois mètres. Un peu comme s'il avait fait un bond de surprise. Et de peur. Pourtant, l'homme aux cheveux poivre et sel ne semblait pas dégager une aura quelconque comme peuvent le faire certaines personnes; il avait juste l'air calme et serein. Ce qui était potentiellement encore plus flippant. Tigre au Visage de Jade ne souriait plus.

Alvaro Mendes, bienvenu du côté obscur de Chinatown. Et encore, c'est peut-être le plus soft.
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Alvaro Mendes
MessageSujet: Re: Les Serpents de Falaise Rouge [Chinatown] Mar 20 Juin - 20:20

Ce qui était marrant chez Alvaro c'était qu'il ne se représentait pas le danger comme tout le monde. Il était comme dans un film. Il imaginait tout ce qu'il pouvait voir ou entendre et se disait que de toute manière rien ne se passerait mal, que personne ne pouvait réellement tuer comme dans les films, que c'était pas aussi simple. Et pourtant... Le gamin avait entendus parler d'une Triade chinoise qui sévissait dans le quartier de Chinatown, inconscient, le gamin avait entreprit de faire le petit justicier. Il avait donc prit son matériel, son sac à dos et une paire de roller. La glisse c'était son moyen de transport. Il avait rouler jusqu'au casino. De là où il était il le trouvait classe, il trouvait l'endroit vraiment sympas, mais au fond, il se disait que si c'était tenue par des gens honnête, ça pourrait être encore mieux. Le gamin avait enfiler un jean sombre déchirer aux genoux, un t-shirt noir, un sweet noir largement trop grand pour lui et un bandana noir mit devant son visage. Il avait escalader la façade de derrière pour ensuite arriver là où il le souhaitait. Il avait ensuite bloquer la porte de la pièce avec des pièces de monnaie dans la fente. Il avait connecter son pc à celui de la pièce et c'était tout simplement servie dans ses informations. Une fois fait, il avait installer un virus, qui effacerait petit à petit, discrètement toutes les données du PC. Alvaro avait coller une étiquette d'un Scorpion noir sur le bureau et entendant du bruit il était repartie comme il était entrain.

Jusque là tout allait bien et pourtant on pouvait se poser des questions sur cette façon d'agir du gamin ! Il avait garder un sans froid contre toute épreuve. Arriver au sol, il avait voulue remettre ses rollers, mais il avait vu que ça serrait serrer, il avait préféré fuir à pieds. Mais ici tout se ressemblait, ce n'était pas comme dans son quartier qu'il connaissait par coeur, il avait au bout de cinq minutes de courses, atterrit au même endroit d'où il était partie. Pensant à un mauvais sort il fut stopper deux secondes, puis il entendit une voix s'écrier :

"Il est là !"

Il grimaça et fila dans le côté opposé. Il bouscula des gens et s'excusa rapidement avant de reprendre sa course folle. Il fut stopper par des gorilles en costume et portant des tatouages. Il se débattit et se débrouilla pas trop mal, s'agitant comme une anguille il manqua de peu de pouvoir se sauver mais fut stopper par un coup de poing dans le visage. Un autre vint s'écraser dans son estomac ce qui le fit tomber au sol. Deux hommes le prirent par les bras et l'emmenèrent dans une ruelle, suivit d'une femme et d'un homme. Alvaro se laissa trainer. Il était un peu dans les vapes. Le sang qui coulait de son arcade l'aveuglait un peu à force de tomber devant son oeil. Le gamin fut relâcher. Il fit un pas de recul en voyant ces gens devant lui.

Soudainement, une femme vint prendre sa défense, Alvaro la regarda étrangement, qui était-elle ? Pourquoi venir l'aider ? Il aurait bien répliquer qu'il n'avait pas besoin d'aide, mais là, il devait admettre que c'était pas de refus. Le gamin soupira et observa la scène en silence, ce qui est assez rare pour lui. Quand l'homme sortie un couteau et prononça sa phrase, Alvaro recula et fit :

"Heu on peut discuter hein, perso je veux pas mourir."

La femme qui était venue le défendre s'approcha de lui et il fit un pas de recul, elle lui donna ce qu'elle avait à manger et lui déconseilla de manger car ça serait trop épissé mais lui dit que si il avait faim, qu'il pouvait quand même manger. Alvaro plissa les yeux, de quoi elle parlait ? Il n'allait pas manger alors qu'on voulait le tuer ? Elle se retourna et parla à la femme. Visiblement, cette affreuse cicatrice c'était elle qui le lui avait fait, Alvaro se dit que si il pouvait s'éclipser ça serait pas mal. Il sursauta en voyant l'homme au couteau s'approcher vers lui et en voyant qu'il ne pouvait pas s'échapper.

"WAO ! reste tranquille mon pote, je t'assure je suis pas bon à manger, et je peux être bien plus utile vivant que mort !"

Il se prit les pieds contre une pierre et fit voler en l'air le repas de la femme, et se retrouva au sol. Il recula prenant appuis sur ses mains et le plat de ses pieds. Et alors qu'il se pensait perdue, deux des cinq hommes tombèrent au sol mort. Alvaro n'écouta pas la phrase de son sauveur, il resta braquer sur le sang qui 'écoulait au sol. Il releva petit à petit son regard vers l'homme au sabre. Il le vit ensuite se battre avec l'autre et son couteau. Alvaro n'osa pas bouger. Une troisième personne arriva et menaça les méchants à son tour, les suppliants de ne pas la forcer à tirer. Alvaro se releva, il était terrifier et intriguer. Là, toute suite, il ne souhaitait qu'une chose : rentrer dans son hangar ! Les gorilles reculaient et Alvaro se serait bien mit à courir, mais il ne pouvait pas abandonner les gens qui venaient de l'aider comme ça. La jeune fille d'environ son âge l'intriguait, elle semblait douce et fragile, mais en vrai, au vu de son regard, elle était plus âgé que lui, elle semblait avoir vécu dix vie en à peine 20 ans d'existence. Alvaro se disait que c'était surement un peu trop pour lui ce soir. Chinatown n'était peut être pas encore le bon quartier à nettoyer, il était peut être encore un peu jeune. Le gamin s'approcha lentement de l'homme au sabre et il fit :

"On pourrait peut être partir maintenant...hein...allez venez...s'il vous plait..."

Il ne voulait pas qu'on les tue, pourquoi ? Parce qu'il est trop gentil ce gamin. Il fit en observant les hommes au sol :

"Y'a eut assez de mort. On peut partir ? Ils vont pas nous suivre, ils veulent pas mourir ! Et moi promis, je reviens plus ici, je vous le jure. Vous êtes tous des malades !"

Ce fut une manière assez maladroite de la part de l'adolescent de s'exprimer, mais il avait peur, froid et il sentait qu'il allait pas tarder à vomir de peur si il restait là. Il gardait en mémoire, les traits fins de chacun de ses hommes, de leurs expressions quand ils sont tomber au sol. Cela n'a pas durer assez longtemps pour que les gens normaux puissent enregistrer ça mais lui...lui il a tout enregistrer. Il sortie sa clé usb et la lança à l'homme au costard et lui dit :

"Voilà, je vous rend votre truc, pensez à mieux vous protéger, votre mot de passe, est beaucoup trop simple, je pourrais vous refaire un système en moins de cinq minutes, mais j'ai pas vraiment envie de vous revoir."

Et puis d'ici 24 heures tout le PC serait effacer, alors de toute manière, Alvaro s'en fichait, il avait fait son "boulot" et il avait eut le temps d'enregistrer tout les chiffres et tout ce qu'il avait vu.


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Rhody Wang
MessageSujet: Re: Les Serpents de Falaise Rouge [Chinatown] Mer 21 Juin - 12:13

Tigre au Visage de Jade récupéra la clef USB et fila sans demander sans reste, juste en les maudissant mais cela ne fit que faire sourire l'homme aux cheveux poivre et sel. Il regarda quelques instants les deux femmes se battre et eut une opportunité de frapper dans le dos de Tante Rhody; cependant, le bruit de la sécurité qu'on enlève d'une arme à feu le fit revenir à la réalité; alors il fit signe aux autres de le suivre. Lune d'Ambre cracha par terre et tourna les talons; en quelques instants, les mafieux avaient disparus dans les ruelles de Chinatown et la vie reprit son cours comme si rien ne s'était passé.

L'homme aux cheveux poivre et sel se tourna vers la jeune fille en nuisette. Dans un dialecte de leur langue natale, il lui intima d'aller se rhabiller et de préparer du thé. Elle fit oui de la tête, regarda le jeune homme; un sourire léger se dessina sur ses lèvres à son encontre puis elle fila gracieusement.
Tante Rhody se retourna vers l'étranger à son tour, constatant qu'il n'y avait plus de pattes de poulet épicées et frites; dommage mais il était facile de comprendre le pourquoi du comment. Elle se rapprocha de lui, doucement, en souriant.


-Tout va bien ?

-Bon allez mon garçon, viens prendre du thé et des chocolats avec nous t'as l'air d'en avoir besoin.

Quand bien même il refusait, Wénshēn lui fit gentiment comprendre qu'il n'avait pas vraiment le choix; il le prit aussi amicalement que possible par une épaule et le traîna dans la ruelle sombre menant à sa boutique; tandis que de l'autre main, un sabre ensanglanté était pointé vers le sol. Tante Rhody les suivit.

L'intérieur de la boutique montrait ce que faisait Wénshēn. C'était un tatoueur. Celui-ci officiait à l'ancienne, il n'y avait pas de machine. Les encres étaient soigneusement rangées sur des étagères et des aiguilles de différentes sortes et de différentes tailles également; l'endroit était très propre. Sur les murs, il n'y avait que de très rares photographies de clients avec leurs tatouages qui avaient été faits dans son échoppe; il y avait surtout des représentations de modèles; à en croire ce qui était affiché, il s'agissait surtout de modèles exclusivement propres à des thèmes chinois, il y avait peu de place à l'imagination occidentale; ce n'était surtout pas ici que l'on pouvait se faire tatouer une licorne. Non loin de l'entrée il y avait un autel à offrandes que l'on faisait aux génies supposés protéger la boutique et même la maison si on y habitait; ce qui était son cas. Une mangue fraîche avait été laissée le matin-même, on avait piqué des bâtons d'encens dedans ainsi que des cigarettes.
Wénshēn, maître des lieux, les mena jusque dans l'arrière-boutique où étaient entreposés encore des encres et des aiguilles, il y avait là de quoi laver tous les instruments utiles. Ils empruntèrent un escalier et arrivèrent au premier étage où il vivait avec la jeune fille.
Contrairement à ce que la façade sale pouvait laisser penser, tout à l'intérieur était parfaitement propre et jurait avec l'insalubrité de certains lieux du quartier. Le premier étage était une immense pièce depuis laquelle on pouvait accéder à d'autres pièces par différentes portes. La grande pièce servait apparemment de cuisine, de salon, de salle-à-manger et la vue de matelas laissaient penser que cela servait aussi de chambre; cela demeurait en somme assez commun dans le coin. Dans un angle de la pièce, il y avait une table basse sur laquelle était posées des plaques (dont la plupart étaient aussi clouées au mur), des objets, des photographies; tout cela était un autel dédié aux ancêtres de la famille, des morts. Il y avait là aussi des offrandes laissées; Wénshēn avait choisi de leur offrir des billets votifs - de faux billets - et de l'encens.
Le Tatoueur lâcha le jeune homme au centre de la pièce, là où se trouvait une autre table basse et des coussins pour s'asseoir, car il n'y avait de chaise. Il y avait déjà des chocolats et des petits gâteaux. Du coin cuisine, la jeune fille arriva avec une théière qu'elle déposa au centre de la table et elle alla chercher des bols de porcelaine; ils étaient blancs avec des orchidées rouges peintes dessus. Elle s'était changée. Chun Fen, car cela était son nom, avait revêtu une jolie robe bleue clair de satin sans motifs mais à la coupe si particulière que l'on pouvait deviner, pour un œil expert, que c'était une coupe fréquente pour des robes chinoises.


-Assieds-toi ! dit-elle au jeune homme en lui tendant une boîte de chocolats. Attention, le thé est chaud, ne te brûle pas.

Elle servit du thé vert qui avait été fait avec de vraies feuilles et non des sachets. De son côté, le Tatoueur était parti nettoyer et ranger son sabre; un sabre dont le fourreau était accroché au mur de la grande pièce, du côté des matelas sur lesquels ils dormaient.

-Le mieux, c'est de quitter Chinatown le jour, tu risques moins que la nuit. Tu as faim ? Mon nom est Wénshēn, considère-moi comme un ami et allié si jamais tu reviens dans le coin et que ces malotrus de mafieux te cherchent des ennuis. Voici ma fille adoptive, Chun Fen. Et je te présente Wang Xiuying.

-Tante Rhody. reprit la jeune femme.

-Toute personne qui s'attaque aux Serpents de Falaise Rouge sont mes amis. A la tienne mon garçon ! Comment tu t'appelles ? demanda t-il en trinquant avec son bol de thé, thé dont il but trois gorgées sans même que la chaleur de celui-ci ne le dérange.
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Alvaro Mendes
MessageSujet: Re: Les Serpents de Falaise Rouge [Chinatown] Mer 21 Juin - 18:22

Alvaro sursauta quand la femme lui demanda si tout allait bien. Non, non ça n'allait pas ! Elle voulait qu'il lui fasse un dessin ? Il venait de voir des gens se faire tuer ? Comment elle voulait que ça aille !! Le gamin garda les yeux grands ouvert, totalement en état de choc. Il reporta son regard sur les cadavres et sursauta de nouveau en effectuant un pas sur le côté quand l'homme lui adressa la parole et visiblement ce n'était pas une demande. C'était une invitation forcée. Alvaro regarda la femme et lui dit :

"Je croyais que vous ne vouliez pas me faire de mal !"

La peur affectait son jugement, et ce qu'il prit pour une menace, était en réalité une invitation afin de le mettre à l'abri. Il finit par les suivre tout de même, malgré son manque de confiance. En entrant dans la boutique, Alvaro regarda derrière lui, l'envie de fuir, l'appel de la rue était bien plus fort. Il aurait pourtant bien hurler à la mort, espérant secrètement qu'une personne masquer vienne le sauver et lui apprendre qu'il était son père. Cela avait toujours été son rêve...mais ce n'était qu'un rêve ! Le gamin observa les lieux. C'était un tatoueur. Un tatoueur sacrément bizarre. Il sourit délicatement en voyant la jeune fille. Il était timide et réserver, mais il savait apprécier les belles choses, et il n'avait pas été insensible à cette jeune fille. Il reporta son attention sur l'homme et l'espace de la pièce. Quand l'homme partie nettoyer son sabre, Alvaro observa de nouveau la jeune femme, qui lui dit de s'asseoir. Il prit place sans demander son reste. Elle lui dit de faire attention. Il sourit et fit en prenant un air amicale :

"Oh t'en fais pas, je sais faire attention, tu ne veux pas t'asseoir toi non plus ? Oh et merci pour tout à l'heure, je trouve ça cool ce que tu as fais."

Elle n'était pas toute seule, mais vous vous doutez bien que dans l'esprit d'un adolescent qui cherche à se montrer comme il faut devant une jeune fille, beaucoup de choses pouvaient passer à la trappe. L'homme revint dans la pièce et dit alors à Alvaro qu'il devra passer la nuit ici, et repartir que demain matin. Alvaro soupira d'agacement et fit :

"J'ai pas peur d'eux...enfin pas beaucoup. Mais je sais me débrouiller tout seul. Je vous remercie pour m'avoir aider, mais vous savez, rester enfermer dans un endroit avec beaucoup de gens c'est pas vraiment mon truc."

Peut être que Chun Fen, elle pourrait le convaincre. Il nota dans un coin de sa tête les noms, et il devait admettre que mis à part celui de la demoiselle, il n'avait retenue aucun des autres. Mais le surnom le surprit :

"Pourquoi vous dites Tante ? Vous êtes la tante de Chun Fen ?"

L'innocence d'Alvaro était attachante et en même temps, parfois soulante. Mais là, elle était surtout sincère. Quand l'homme lui demanda ensuite comment il se nommait. Alvaro hésita. Il grimaça et fit ensuite :

"En faite, je sais pas exactement comment je m'appelle. Je sais juste que mon prénom est Alvaro. Mendes, mon nom m'a été donner à l'orphelinat, puis retirer, et quand j'ai prit mon indépendance, j'ai reprit le nom de l'orphelinat. Je sais pas réellement qui je suis. Je suis venue à Gotham pour répondre à cette question."


Mais c'était compliquer sans avoir d'allié. L'adolescent retira son sweet et laissa apparaître un grand t-shirt blanc avec un gros scorpion noir dessiner dessus. Il rangea son sweet dans son sac en toile et regardant autour de lui avant de dire :

"C'est sympas ici, vous êtes tatoueur c'est ça ? Comment vous faites pour bosser dans un quartier où il y a autant de criminel ? Vous savez vous battre, pourquoi vous ne les chasser pas d'ici ?"


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Rhody Wang
MessageSujet: Re: Les Serpents de Falaise Rouge [Chinatown] Hier à 15:02

Chun Fen s'assied en face de Tante Rhody et donc avait de par et d'autre son père adoptif et le jeune étranger. Elle se contentait de sourire et parlait peu; elle ne touchait même pas au chocolat et buvait de petites gorgées de thé; non pas à cause de la chaleur bien que cela pouvait en être la raison, mais surtout à cause de la gêne qu'elle avait vis-à-vis de la situation. Quant à Tante Rhody, elle n'avait bu encore qu'une seule gorgée.
L'innocence du jeune homme avait fait sourire Chun Fen, dont le prénom signifiait Fragrance d'Eté, avait fait hausser un sourcil interrogateur au Tatoueur et avait réussi à faire poindre un début de sourire à la dite nommée. La réponse viendrait plus tard.

Ainsi donc il était orphelin, ce qui fit automatiquement tilter Tante Rhody pour qui tout ressemblant encore à un enfant devait être protégé. Wénshēn savait déjà ce qu'il se tramait dans la tête de sa petite protégée. Alvaro Mendes venait de gagner une autre alliée.
Puis revint l'étalage d'innocence du jeune homme; mais là, il avait vraiment besoin d'une explication.


-On va faire les choses dans l'ordre, mon garçon. Wénshēn reposa son bol sur la table. Cette jeune femme est surnommée Tante Rhody dans son quartier et un peu partout où elle va. J'aurais aimé que ma petite Chun Fen ait une tante, malheureusement, les filles survivent rarement lorsqu'elles sont les aînées dans une famille chinoise; du moins lorsque j'étais encore jeune.

-Je suis la tante de tous les enfants que je garde. dit-elle en souriant de manière maternelle.

-Elle est baby-sitter. annonça sobrement Chun Fen en regardant Alvaro.

-Et oui, je suis tatoueur. Et comme tout le monde j'ai fais mon service militaire et mon défunt père a été maître d'armes. Quant à pourquoi ne pas chasser les Triades des lieux...on dirait que tu ne sais vraiment pas comment cela fonctionne n'est-ce pas ?

-Chinatown est un quartier qui a été construit par les premiers immigrés chinois dans cette ville dont la plupart étaient des Triades. Elles sont là depuis très longtemps et bien implantées. Bien sûr, toutes les honnêtes gens ou ceux qui veulent juste être en paix aimeraient ne pas avoir forcément à traiter avec elles; cependant, c'est plus compliqué que cela. D'autres familles mafieuses se sont installées dans le quartier et se livrent une guerre sans merci; pour l'instant, les Triades parviennent à faire leur travail premier vis-à-vis d'eux donc les habitants sont contents.

-Certaines familles font ce pourquoi elles ont toujours été faites même si leur fond de commerce est loin d'être éthiquement parlant bien. Elles protègent les habitants de Chinatown, là où les autorités de cette ville ne font pas grand chose. Nous sommes un quartier pauvre et les plus riches ne se focalisent sur nous que pour les ressources; on doit se débrouiller face à la criminalité. Personne ne viendra nous aider; alors on fait avec ce que l'on a sous le coude. Des fois, des justiciers nous aident. Il y en a un ici mais on le voit peu, j'imagine qu'il est nouveau.

-Depuis quand il y a un justicier à Chinatown ?

-Depuis quelques jours, Tante Rhody.

-T'as qu'à prendre contact avec lui, Xiuying, il pourrait t'aider pour tes problèmes de Triades.

-Je n'ai aucun problème avec les Triades, seulement avec certains de leurs alliés.

-Je pense que j'avais remarqué. Au fait, que faisais-tu à Chinatown ce soir ? Des courses j'imagine, mais devant la ruelle où j'habite...

-Umi Takumi.

Wénshēn devint blanc comme un linge et Chun Fen sursauta de peur à l'entente de son nom. Ils auraient été tous les deux de fervents catholiques, ils se seraient sûrement signés.

-Il est venu chez moi il y a quelques jours et je me suis prise une gerbe de sang dans la figure. Je vais bientôt mourir, n'est-ce pas ?

Il y a quelques jours de cela, Tante Rhody révélait sa véritable nature au jeune journaliste Clark Kent mais avait reçu la visite d'un homme travaillant pour les Taniguchi, famille mafieuse japonaise qui s'était aussi installée à Chinatown et rivalisait avec les Triades et d'autres mafias du coin. Foutus japonais. Les chinois et les japonais ne s'aimaient pas, c'était une évidence. Les Taniguchi avaient eu l'idée d'enrôler Tante Rhody mais celle-ci avait refusé malgré les pots-de-vin; aucune information ni aucune aide de sa part, seulement beaucoup de sang versé de japonais dans les ruelles du quartier. Les habitants du quartier savaient que cette jeune femme pouvait tuer, comme beaucoup d'autres, mais elle était différente. Ce n'était pas une japonaise et même si elle n'habitait pas dans le quartier, elle demeurait comme si elle vivait avec eux; elle était chinoise, son grand-père qui l'avait élevé était chinois. Il était juste dommage qu'elle se soit entichée d'un blanc.

-Tu devrais aller voir Ninglong.

-Dragon Serein ? C'est ainsi qu'il se fait appeler ?

-Je vais aller voir ce que je peux faire pour ce soir. Tous les trois restez ici; vous pouvez finir les chocolats. Je reviens.

Il se leva et sortit de la pièce. Ses pas précipités se firent entendre dans les escaliers grinçants en bois.

Chun Fen regardait Tante Rhody avec une immense tristesse qu'elle peinait à dissimuler tandis que l'intéressée se contentait de regarder le liquide ambré qu'elle but d'une seule traite. Lorsqu'elle posa le bol, la jeune femme regarda Alvaro, un sourire aux lèvres.


-Je suis désolée, je n'aurais pas dû exposer mes problèmes ainsi. As-tu besoin d'aide dans tes recherches ? Mon vrai nom est Wang Xiuying mais je préfère Tante Rhody comme tu as pu l'entendre.

-Je vais faire à manger.

Chun Fen se leva et s'en alla côté cuisine; il n'était pas bien difficile de comprendre qu'elle essayait de cacher sa peine envers la jeune femme qu'elle considérait telle une grande soeur. Un peu distante, il est vrai, mais elle était gentille et avait des responsabilités. Une odeur de crevettes se fit sentir dans la pièce.

-Crevettes épicées ?

-J'espère que je vais les réussir cette fois-ci. Alvaro...je peux t'appeler Alvaro ? Ou tu préfères que je t'appelle monsieur ?...hum...peut-être préfères-tu de l'alcool à du thé ? Si tu veux tu peux aller t'allonger sur mon matelas, c'est celui où la couverture a des grues volantes brodées dessus. Je t'appellerai quand les crevettes seront prêtes...si tu as faim...

Pendant ce temps-ci, le Tatoueur était parti chercher Ninglong. Accepterait-il seulement de se joindre à eux ?
Oui...ceci est une proposition hrp de type insertion narrative pour savoir si oui ou non le lecteur participant accepte qu'un nouveau personnage se joigne à la partie.

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Alvaro Mendes
MessageSujet: Re: Les Serpents de Falaise Rouge [Chinatown] Hier à 19:11

[oui oui bien sur :) ]

Alvaro avait suivit la conversation sans rien dire. Même quand ils avaient répondue à ses questions. Les familles mafieuses ou non, les histoires d'ethnies et tout ça, cela le dépassait. Il n'avait pas connue tout ça. Il vivait pour lui et seulement pour lui. Le reste il s'en moquait fortement. Ces gens étaient étrange, ils agissaient comme une famille, enfin comme la vision qu'il se faisait d'une famille. Ils étaient souder et se disaient tout, ils ne pouvaient visiblement rien se cacher. Ce fut le regard plisser et planter dans ceux de la Tante Rhody qu'il entendit qu'un homme lui avait cracher au visage du sang ! Il écarta les yeux et s'apprêta à dire un truc quand ensuite il entendit qu'elle demanda si elle allait mourir ?! C'était quoi cette blague ? Perdu dans tout ça, il regarda ensuite l'homme qui resta calme, lui donna un simple nom. Puis il déclara qu'il allait aller voir cet homme précisément et voir si il pouvait l'aider. Alvaro avait l'impression que l'homme et la femme parlaient de la pluie et d'un oublie tout bête, du genre "oublier de prendre le pain" ou encore de "passer au courrier". Non mais ils se rendaient compte de quoi ils parlaient ? Alvaro, ouvrit la bouche par pur réflexe, mais rien ne sortie de sa bouche. Il fit ensuite une fois l'homme sortie :

"Non mais c'est sérieux ? Vous venez de lui dire que vous pensez que vous allez mourir et il agit comme si vous lui aviez dit qu'il pleuvait dehors ! C'est une blague ! Vous devez aller à l'hopital ! Maintenant !"

Il se leva pour montrer qu'il ne plaisantait pas. Bon évidemment, il ne savait pas trop où se trouvait l'hôpital le plus proche, ni même comment y aller de suite, il n'avait pas de permis et il avait qu'une paire de roller. Il regarda Chun Fen s'en aller vers la cuisine, il plissa son regard et fit, outré par ce qu'il voyait :

"Tu ne fais rien ? Il faut l'emmener à l'hôpital maintenant ! Je suis le seul à avoir comprit ce qui se passe ?!"

Il s'énervait car il ne comprenait pas, et ça, ça le frustrait. Comment les gens pouvaient faire ça ? Comment ils pouvaient laisser passer ça ? Comment ils pouvaient ne rien faire, ne pas avancer, ne pas bouger ?! Alvaro s'accroupit et fit à cette femme :

"Vous allez pas mourir, je vais trouver un moyen de vous emmener à l'hôpital !"

Mais Alvaro ne savait pas que ça ne servait à rien. Maintenant qu'il avait exprimer sa colère et son incompréhension, la femme allait enfin pouvoir parler. Alvaro se fichait de l'odeur qui venait de la cuisine. Il se fichait de savoir si Tante Rhody voulait l'aider, après tout elle pourrait faire quoi si elle allait mourir ? L'adolescent resta planter devant elle, un genou au sol, le regard remplit d'incompréhension, de colère et d'amertume, ce même regard planter dans le sien. Il ne savait pas exactement où l'homme était partie. Mais il espérait que ce ne soit pas loin et qu'il reviendrait vite car il avait peur que tout ce joue rapidement. Il ne voulait pas la voir mourir dans ses bras. Il se le refusait. Il avait souvent fuit et il fuirait encore si il le fallait. Il ne laisserait pas cette femme mourir devant lui.

[Hs : désolé c'est court :( et pas top, j'espère que ça te plaira quand même :/ ]


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MessageSujet: Re: Les Serpents de Falaise Rouge [Chinatown]

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Les Serpents de Falaise Rouge [Chinatown]

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