Partagez | 
 

  The Thief & the Heartbreaker - James

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Invité
MessageSujet: The Thief & the Heartbreaker - James Lun 17 Juil - 22:19

Gotham Downtown, lundi, 00:23.
Jason donne un coup de main négligé en direction des miettes qui trainent sur son pantalon, il ne reste plus rien de son sandwich et il regarde les morceaux tomber dans le vide avec une amertume certaine, déçu de l’avoir déjà fini. Les jambes pendues vers le vide, assis sur l’extrême bord d’un building, Jason contemple les grands appartements éclairés et pleins de vie. Certains habitants sont seuls, jeunes ou vieux, à deux, souvent enlacés sur un canapé des verres à la main, ou bien en famille. Certains semblent seuls. Certains semblent malheureux. Mais le garçon est insensible à leurs maux, ils sont riches, ils sont au chaud, ils ont bien plus que la majorité des gens de Gotham. Plus que lui. Jason n’a jamais cru que dans le domaine de l’argent, il suffit de se battre pour être comblé. Le rêve américain n’est qu’une vaste fumisterie servie aux pauvres gens pour qu’ils enrichissent les plus gros, les moins à plaindre.

D’humeur maussade, le gamin est embêté. Ses traits sont tirés, il a froid et sa patience est à bout. Vivre comme un sauvage, au jour le jour, ça n’a pas été amusant très longtemps. Il vole des riches pour donner aux plus riches encore, aux plus ripoux. Des fois, il travaille pour ces types qui se servent d’adolescents pour vendre de la cam, vendre de la mauvaise cam à d’autres jeunes qui s’empoisonnent… Le constat n’a fait qu’enfoncer un clou de plus dans son humeur massacrante.

Et comme si la journée n’avait pas été assez dure, il avait été recruté pour faire peur à un entrepreneur. On lui avait promis une liasse s’il arrivait à le terroriser assez pour faire l’affaire de son commanditaire. Sauf que le bougre était riche, et les vitres épaisses, les portes solides, les alarmes envahissantes ne lui permettaient pas d’entrer, casser du –beau- mobilier, faire du bruit et déloger quelques dents. Jason était fort pour taper mais pas assez doué pour ouvrir la porte d’entrée qui était blindée et bardée de capteurs prêts à lui livrer tout cru au GCPD.

Oh, le résultat lui semble bien, peut-être même trop, amer. Il n’y arrivera pas seul. Dans un coin de son cœur, sa fierté en prend un coup. Sec et violent. Je suis un incapable. Je suis… dispensable . Jason saute sur ses pieds en prenant garde à ne pas perdre l’équilibre avec le vent violent. Sa capuche rabattue sur ses yeux, le garçon cherche encore un moyen de rester anonyme tout en étant limité par ses moyens.

Fatigué, bien qu’il ne souhaite pas se l’avouer, Jason dénoue ses muscles las et bloqués par le froid. Le temps est rude et la ville ne jouit pas d’un climat agréable. Le nez en l’air, il renifle le vent, agacé par une odeur de vieille friture et de pneus brûlés, un classique à Gotham. Et l’impitoyable claquement du vent n’épargne pas aux beaux quartiers cette sale odeur. Mais ça ne dérange pas Jason, au contraire. Son estomac gronde et il décide de prendre au passage quelques frites.


Gotham Uptown - Docks, lundi, 02:46.
Une main sur son épaule droite, Jason effectue des mouvements de son autre bras. La recherche a été longue et surtout peu fructueuse. Le premier voleur dont il a pu récupérer le nom était un idiot bourré jusqu’aux pointes de ses cheveux gras. Le second était simplement mort, triste réalité. Le troisième en prison et le quatrième pas fichu de défaire ses lacets. Ne restait plus que Le Corbeau. Jason avait répété plusieurs fois « Le… Corbeau… Le mec s’appelle Le Corbeau ? Putain. Un putain de piaf. » Et continué de jurer à qui mieux mieux. Mais il ne restait que ça et Jason avait dû se résoudre à aller rencontrer son nouvel ami.

Mais il était tard, et l’enfant tombait de fatigue. Après s’être assuré d’avoir un lieu exact de rencontre, avoir ajouté la promesse d’une bonne correction en cas d’absence du voleur, Jason avait filé sans demander son reste dans son taudis. Il avait fort à faire pour demain, et son sourire carnassier n’était pas des plus rassurants.


Gotham Uptown – Ancien abattoir, mardi, 22:04.

Chargé et une clope au bec, le brun sifflote un air d’opéra remixé à sa sauce. Il est très fier de son idée, et ne doute aucunement de lui. Il arrive devant un grand bâtiment en briques rouges, avec de grandes arches parsemées de pierres blanches. De hautes fenêtres sous un toit avancé sur le mur. Le tout projette une ambiance malsaine, l’on peut deviner la peur, les cris des bêtes et l’odeur conjointe du sang et de l’urine, bien que la bâtisse ne soit plus en service depuis des années.

L’intérieur est d’un blanc douteux, recouvert de graphitis et de traces de pisse. Une grande pièce d’abord, pour décharger, puis des dédales avec de quoi retenir les bêtes –il ne reste que les traces de barrières de fer- et des couloirs de mise à mort puis de dépeçage. Peu de pièces sont squattées, mais beaucoup sont occupées pour des commerces plus que louches. Tout le monde connaît l’Uptown pour ses trafics, et certains coins sont carrément à éviter s’il l’on n’a pas quinze ans de krav-maga dans les pattes, mais le GCPD n’y vient jamais.

Enfin, Jason finit par trouver l’endroit qu’il cherche, après avoir durement affronté les regards et les murmures moqueurs sans sauter à la gorge de qui que ce soit. Tout ça pour le bien de sa blague. Dans un petit couloir, Le Corbeau est là, et Jason lance avec une voix de baryton assurée : « Maître Corbeau ! », il ajoute une révérence exagérée, faite de moulinets des bras et de sourires moqueurs.

Un livre est lancé aux pieds du voleur, les Fables de la Fontaine, et Jason se redresse, laissant sa capuche sur ses épaules pour dévoiler un masque de renard acheté dans un magasin d’arts créatifs. Bref, le grand jeu.

« J’ai un truc pour toi, Maître Corbeau, il saisit une chaise, la fait tournoyer rapidement avant de s’installer les jambes de part et d’autre du dossier, on m’a donné ton nom après un poivrot et un mort, mais j’ai décidé que le mardi serait mon jour « je donne leur chance à des abrutis avec des noms à dormir debout ». Alors ? »




[HRP] Je sais que ça vient pas de JDF ton nom, mais Jason le sait pas XD[/HRP]
Revenir en haut Aller en bas
 

The Thief & the Heartbreaker - James

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Morrell James ( Haiti Democracy Project) 202-588-8700
» Davy James' Fiche technique
» Heartbreaker version girl [Finish]
» With Aristide's return comes hope (Selma James, widow of C.L. R. James)
» All i wanted was you [PV James Stanford]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Gotham: Rise of the Villains ::  :: Zone des membres :: Archives-